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Équipe de recherche en partenariat sur la diversité culturelle et l’immigration dans la région de Québec

"Les réseaux familiaux transnationaux: nouvelles familles, nouveaux espaces de citoyenneté?"

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Réalisée sous la direction de Michèle Vatz-Laaroussi et de Claudio Bolzman, la dernière parution de la revue Lien social et Politiques réunit, entre autres, des articles rédigés par Stéphanie Arsenault, Nicole Gallant et Lucille Guilbert. Intitulé "Les réseaux familiaux transnationaux: nouvelles familles, nouveaux espaces de citoyenneté", ce numéro s'articule autour de trois axes thématiques selon une logique qui interroge et approfondit les configurations et processus au sein des réseaux familiaux transnationaux, soit au travers des espaces, au travers des liens intergénérationnels, ainsi qu'au travers des politiques sociales et publiques.

Au travers les espaces, Stéphanie Arsenault interroge les pratiques transnationales mises en oeuvre par les réseaux familiaux des réfugiés colombiens qui s'installent dans la ville de Québec. Elle démontre comment les liens familiaux sont au coeur des contacts transnationaux, du support matériel et du support affectif. Si on ne peut pas parler pour cette population de communauté transnationale, elle constate aussi qu'il y a, en dehors des liens familiaux, peu de relations avec les autres expatriés colombiens.

Au travers des liens intergénérationnels, Nicole Gallant et Céline Friche abordent la question des appartenances citoyennes des jeunes générations d'immigrants au Québec via des réseaux sociaux en ligne. Distinguant trois types de réseaux sociaux chez ces jeunes migrants (les réseaux transnationaux, mixtes et cosmopolites), elles insistent sur la place d'Internet dans le maintien des réseaux familiaux transnationaux de ces derniers et d'une forme d'identité d'origine.

Au travers des politiques sociales et publiques, Lucille Guilbert aborde les articulations entre projets d'études, politiques publiques et réseaux familiaux transnationaux sous l'angle de la posture éthique des migrants. Elle défend l'hypothèse qu'une meilleure connaissance de ces projets, des choix faits par les migrants, de leurs savoirs et des conditions dans lesquels ils les font, devrait ouvrir sur des politiques plus respectueuses et prometteuses en ce qui concerne l'intégration et la reconnaissance de ces populations par les sociétés d'accueil.

Michèle Vatz-Laaroussi et Claudio Bolzman (2010). Revue Lien social et Politiques "Les réseaux familiaux transnationaux: nouvelles familles, nouveaux espaces de citoyenneté?" , No 64, 196 p.

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